Ori and The Blind Forest, un jeu magnifique !

Partons à la découverte d’un véritable bijou du jeu vidéo, j’ai nommé Ori and the Blind Forest. Une pépite d’or graphique, scénaristique, qui vous tirera quelques larmichettes (dans une bolinette) ainsi que des moments de frustration très intense. Malgré son design un peu enfantin, Ori est un jeu très, très, très difficile. Zoom sur un jeu sublime.

Ori and the Blind Forest : une histoire touchante

Ori est une petite créature blanche qui ressemble à un pokémon tout droit sorti de l’imagination de Miyazaki. Ce personnage atteint vite un niveau de cuteness assez phénoménal. Mi-chat mi-lapin mi-digimon, il a surtout des pouvoirs très cools qui s’acquiert au fur et à mesure du jeu. Vous jouez donc Ori qui évolue dans la forêt de Nibel. Malheureusement celle-ci est « malade » suite à une tempête qui a provoqué des événements tragiques… Il doit ainsi sauver la forêt et affronter un adversaire terrible. Petit, jeune et orphelin (il a perdu sa sorte de « maman-poilue-panda »), Ori n’a que son courage (et quelques capacités spéciales) pour braver les obstacles. Et des obstacles, croyez moi, il y en a pas mal !

Screenshot Ori and The Blind Forest

Le graphisme les enfants

« En effet » comme dirait Teal’c, le graphisme général est incroyable. Jeu en 2D, Ori bénéficie d’un univers entièrement dessiné à la main (ALAMANO) c’est foufou non ? Dès l’installation du jeu, on reste bloqué devant tant de beauté. Développé par Moon Studios la fiche Wikipedia(), Ori est sans aucun doute un des plus beaux jeu vidéo auquel j’ai pu jouer. Wow. Such décors. Much graphismes.

La forêt est immense et au premier abord la map paraît gigantesque mais ça se fait. Ori va passer dans plusieurs parties de Nibel. Tantôt des épines, tantôt du feu, tantôt de l’eau. On navigue d’une forêt luxuriante à une plus désertique ; les passages d’un niveau à l’autre sont très bien réalisés. Changement de couleur, d’ambiance et de musique : à chaque parcelle son atmosphère. Fluide, lumineux, la direction artistique est sans faux-pas ; c’est simple on a envie de mettre le jeu entier en fond d’écran.

Tellement génial, mais tellement difficile !

Le gameplay reste simple, sobre, bon enfant. On saute, on balance des boules de feu grâce à un esprit qui nous suit partout… mais pas que. Là où le jeu Ori m’a étonné, c’est sa capacité à aller toujours plus loin dans les combats, et l’originalité dans la manière de se déplacer et de tuer ses ennemis. Par exemple on possède à partir d’un moment une sorte de frappe qui permet de prendre appui sur l’adversaire et de se propulser et/ou de leur faire mal. L’utilisation de la force de l’ennemi contre lui-même est très intéressante. Le gamer prend de plus en plus de plaisir à progresser dans la forêt, dans l’histoire, mais aussi à faire évoluer les compétencesd’Ori. Et ainsi d’apprendre à le faire double sauter, nager, creuser. Par contre quand je vous dit que ce jeu est dur, je ne rigole pas. On mange sa manette, on crie des choses à propos de maman des autres et de parties du corps pas très ragoûtantes. On se prend à avoir les yeux révulsés et les doigts ankylosés, tout ça pour entendre le « oh » mignon mais désespérant d’Ori lorsqu’il meurt. Je vous préviens d’avance : ce jeu rend à la fois extatique et profondément frustré !

Un jeu d'une rare beauté !

L’image au-dessus, ce genre de chose. A chaque fois qu’on arrive à un level on a le choix de rigoler ou de pleurer. Mais on sait d’avance qu’on va mourir au mois 2, 3 ou 500 fois. J’ai vécu les mêmes émotions avec Ori qu’avec mes premiers Rayman. Où un tout petit passage réussi mais super galère va vous faire pousser un cri de joie. Les séquences où on peut souffler un minimum sont bien sûr les cinématiques qui sont aussi belles que le reste du jeu, émouvantes également. Et tout au long du jeu, je me suis dit la même chose : « ce jeu est beau, ce jeu est dur, ce jeu est génial ».

Ennemis & énergie

Les ennemis sont divers. Il y a bien sûr le gros, l’énorme, qui se matérialise sous la forme d’une chouette. Mais là où je vous vois rigoler d’avance (mouarf les piafs ça m’fait pas peur) en voilà une qui ne va pas vous effrayer, mais vous mettre une sacré pression… Notamment à la fin du jeu. Je ne vous en dit pas plus ! Sinon on rencontre, dans le désordre : des espèces de sangliers qui roulent, des araignées bien reloues, des crapauds dégueulasses, des poissonsradioactifs, des singes hyperactifs, etc. TOUS, je dis bien TOUS peuvent vous tuer d’un coup. A la fin des gros niveaux, une sortie extrêmement périlleuse vous attend. Les « c’est pas possible » vont fuser. Ori c’est une thérapie pour apprendre la maîtrise de soi (et la maîtrise des boutons de la manette Xbox).

Car le style « Die & retry » façon Edge of Tomorrow, on le sent passer. Le truc bien c’est que le temps de chargement entre la mort et le revival est très court. Au tour du gros bémol : après le générique de fin, impossible de retourner jouer avec toutes ces capacités et de s’éclater dans Nibel en mode free. On est obligés de refaire le jeu depuis le début (autant dire de se rajouter quelques cheveux blancs) et ça c’est bien dommage. J’aurais bien fait un petit kiff « à moi la libertéééé » mais le jeu est fait ainsi. Pas besoin de mettre d’étoiles, ce jeu défonce tout puissance mille. Il faut absolument y jouer : c’est nécessaire à votre culture jeux vidéo. Cependant comme tous les points de vue de ce blog (remember Le Hobbit) il s’agit d’un point de vue très personnel que je vous donne, car c’est un véritable coup de cœur à mon sens. Ori FTW !